Conférence sur la publicité et les grandes causes – Partie 2 :
Suite de la partie 1 : petit rappel des personnes présentes autour de Philippe Ryfman :
- Stephan Oberreit, DG d’Amnesty International
- Filipe Ribeiro, DG de Médecins Sans Frontières
- Antoine Vaccaro, président du CerPhi, vice-président de Faircom
- Gérard Unger, PDG de Métrobus
Quelques pièges à éviter, selon les associations présentes, en termes de publicité (en particulier si on s’en remet trop aux publicitaires) sont :
- tomber dans le côté trop esthétisant
- avoir un slogan trop simplificateur ou qui « tombe à côté » mais qui ne transmet pas le message désiré
- que l’agence prenne trop la main
Enfin, pour eux, le vrai défi se situe en interne pour faire accepter la campagne.
Le problème de la « porosité » croissante entre le marchand et le non-marchand est pointé du doigt. De plus en plus d’acteurs du secteur marchand utilisent les codes du secteur non-marchand pour faire leur pub, ont été cités :
- Leclerc qui utilise par exemple les codes du militantisme
- Le groupe Marie-Claire et sa campagne de lutte contre le cancer du sein
- Benetton et sa pub « HIV »
- Danone et les produits-partage…
Pour MSF, les entreprises veulent récupérer l’image des humanitaires, dans le cadre de leur stratégie RSE. Le problème c’est que ce type de récupération peut être risqué pour l’entreprise qui doit assurer au-delà se sa communication et peut également nuire aux associations en particulier dans le cadre actuel des choses : où elles doivent faire face à des exigences de transparence et de redevabilité.
Enfin, il a été question d’internet, forcément…
Le web est en effet reconnu comme un outil désormais incontournable pour les associations, en particulier car il leur permet beaucoup avec peu de moyens.
Pour Stephan Oberreit : « internet offre un espace d’échanges et de mobilisation très importants », de plus il permet également, notamment par le biais du « viral » de faire passer ces messages parfois complexes ou d’oser plus de choses et d’être plus ciblés que la publicité TV très grand public et qui doit être adaptée à tous.
Selon Filipe Ribeiro, « les associations doivent se saisir de cet outil mais pas au détriment d’autres ».
Pour Antoine Vaccaro : c’est « un outil intrusif et puissant » et pour le moment on « fait ses gammes, on apprend ».
Gérard Unger situe internet comme un bon outil en terme de publicité mais pas en terme de collecte pour laquelle le marketing direct apparaît comme plus adapté.
Il ressort également que les grandes associations et ONG sont aujourd’hui des marques. Leur faire des publicités demande une complète coopération entre les publicitaires et les annonceurs. On observe d’ailleurs une professionnalisation du côté des associations qui se doivent d’avoir dans leurs équipes des pro de la communication car les enjeux sont là. Il en va de la crédibilité de l’association et de la confiance que le public a en elle.
A ne pas manquer : la prochaine table ronde « L’humanitaire doit-il et peut-il s’exposer ?» présidée par Bruno David.
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Mots-clefs :conférence, intérêt général, non-marchand, publicité

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